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Tous Unis Vers... - Blog Associatif et Humanitaire : janvier 2009

gouvernance des assos.jpgLes rôles économiques des associations s’affirment et leurs missions touchent à l’intérêt général. C’est pour cela qu’elles sont confrontées à une nécessité de contrôle et de transparence. Une certaine résistance qu’elles pourraient développer face à cette demande a été souvent évoquée, mais on observe cependant une mise en place progressive de contrôles, qui va parfois jusqu’à la fascination des dirigeants pour les nombres.

Cela reste tout de même des réactions extrêmes et peu fréquentes. Au contraire, les associations sont à la recherche de méthodes de gestion et de contrôle qui seraient respectueuses des spécificités associatives.

Pour y répondre, l’ouvrage « La Gouvernance des associations » de Christian HOARAU et Jean-Louis LAVILLE, propose une analyse élaborée grâce à des sociologues, économistes et gestionnaires.

Les études de cas réalisées dans le cadre de l’écriture de ce livre mettent en évidence une forte diversité des pratiques de gestion au sein des associations. Elles amènent à réfléchir sur la gouvernance associative. C’est un débat nouveau qui s’ouvre ici et qui devrait concerner tant les responsables associatifs que les chercheurs, enseignants et étudiants en sciences sociales.

Christian Hoarau est professeur au CNAM, titulaire de la Chaire de comptabilité financière et audit, directeur du groupe de recherche en économie et gestion .

Jean-Louis Laville est professeur au CNAM, titulaire de la Chaire Relations de service, coordinateur européen du Karl Polanyi Institute of Political Economy et chercheur au LISE.

« La Gouvernance des Associations – Economie, sociologie, gestion », de Jean-Louis LAVILLE et Christian HOARAU, paru le 4 décembre 2008 aux éditions Erès.

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UE.jpgMercredi 26 novembre 2008, l'organisation non gouvernementale DARA (Development Assistance Research Associates), dédiée à l'évaluation du développement et de l'aide humanitaire, rendait publique à Madrid  son "Humanitarian response index (HRI) 2008", un classement mondial des pays bailleurs de l'aide humanitaire.
Le HRI se base à la fois sur le montant annuel de l'aide et sur la qualité de l'assistance apportée. Le but : plus de transparence et un renforcement de la qualité de l'aide apportée aux pays en développement ou en crise.

Classement européen des donateurs

1. Suède
2. Danemark
3. Irlande
4. Commission européenne
5. Pays-Bas
6. Luxembourgaide humanitaire UE.jpg
7. Royaume-Uni
8. Finlande
9. Belgique
10. Espagne
11. Allemagne
13. Italie
14. France
15. Autriche
16. Portugal
17. Grèce
 

Sur les 23 premiers Etats du classement, 17 sont européens, 16 membres de l'Union européenne. Parmi les trois premiers Etats membres de l'Union européenne, on retrouve la Suède, le Danemark et l'Irlande. Un podium qui n'est pas surprenant, selon Silvia Hidalgo, directrice de DARA, qui explique que ce classement est le reflet "de politiques humanitaires plus responsables" menées par certains pays.
En bas de tableau, on retrouve donc plutôt des pays du sud de l'Europe, comme l'Italie, le Portugal et la Grèce.

La France, de son côté, se classe à la 20ème place du classement mondial et à la 14ème place du classement européen. Son budget d’aide est plus faible que ceux d’autres pays européens

Une politique « plus désintéressée »

Ce bon classement peut s’expliquer par le fait que l'Union européenne a moins d'intérêts politiques que certains autres bailleurs. En effet, la Commission Européenne agit au nom de 27 Etats membres, et sa politique est détachée des relations que peut entretenir tel ou tel Etat membre avec le pays bénéficiaire de l'aide.

Sa politique d'aide est donc « plus désintéressée », et sa politique humanitaire s'en trouve « plus ajustée aux besoins ».

Une forte présence sur le terrain

Ce bon classement de l'Union européenne est également dû à sa présence forte sur le terrain. En effet, l'UE envoie régulièrement des experts dans les pays bénéficiaires de l'aide humanitaire. Elle envoie également des observateurs, comme dernièrement en Géorgie, ce qui lui permet de rester informée des besoins réels des pays auxquels elle vient en aide.

Une grande transparence

La Commission Européenne est également bien placée du fait de la grande transparence dont elle fait preuve dans la distribution des fonds.

L'aide au développement de l'UElouis michel.jpg

Depuis 2004, le commissaire en charge de l'aide au développement est Louis Michel, Commissaire européen belge.
Distribuée à plus de 160 pays, territoires ou organisations, elle se concentre sur les objectifs fixés par l’ONU en 2000 : la promotion de la démocratie et de la sécurité, l'équité sociale, la prospérité économique et la défense de l'environnement.

L'Aide publique au développement de l'Union européenne en 2004

- 35,6 milliards d'euros ce qui correspond à 55 % de l'aide publique au développement dans le monde
- pour l'Afrique : 15 milliards d'euros, cela correspond à 60 % de l'aide publique au développement totale destinée au continent africain

Plus d'infos sur : www.touteleurope.fr
 

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affiche grand toulouse.jpgLe 24 décembre 2008, par arrêté préfectoral, le Grand Toulouse et ses 25 communes membres ont effectué leur transformation vers la communauté urbaine. La Communauté bénéficiera d’une dotation plus importante de l’Etat, ainsi que de nouvelles compétences pour ses communes.
La première étape de cette évolution majeure a eu lieu le 7 juillet 2008 avec la réunion du Conseil de Communauté. Les 73 délégués communautaires, représentants 640 000 habitants des 25 communes concernées, ont unanimement souhaité que la Communauté urbaine soit effective au 1er janvier 2009.

La Communauté urbaine va permettre de donner une plus grande visibilité à l’action territoriale et rendre l’agglomération plus attractive. Cela permettra un plus grand rayonnement de Toulouse auprès des acteurs nationaux et internationaux. Les plus grandes agglomérations françaises sont aujourd’hui structurées en communautés urbaines.

Le Grand Toulouse en chiffre

•  366 km²
•  25 communes
•  661 000 habitants
•  1 million d’habitants dans la métropole
•  4ème ville de France
•  15 000 nouveaux habitants chaque année
•  450 000 emplois dans 45 000 établissements
•  20 000 salariés dans la recherche
•  114 000 étudiants
•  14 grandes écoles
•  4 universités

Pour plus d’informations : www.grandtoulouse.org

258-carte_grandtoulouse.jpg

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L’Objectif de ce nouveau pôlepole emploi.jpg

L’objectif est de permettre un suivi plus efficace et individualisé des chômeurs.
Reprenant le concept des "jobs centres plus" britanniques, Nicolas Sarkozy,  envisage de rationaliser le service public de l'emploi afin de le rendre plus efficace. Il s'agit alors de fusionner l'ANPE, qui a pour tâche d'aider les chômeurs à trouver un emploi, et l'Unedic, qui s'occupe de verser les indemnités chômage.

Pôle emploi en chiffres

- 44 000 agents
- 824 agences pour l'emploi
- 640 antennes Assedic
- 4,5 milliards d'euros de budget
- Environ 4 millions d'offres d'emploi traitées par an

pole-emploi_15.jpgLes changements

Ce lundi, Pôle emploi se résume à un numéro de téléphone unique (39 49) et à un site Internet (www.pole-emploi.fr). Il va monter en puissance tout au long de l'année 2009. Il faudra attendre l'été 2009 pour que la totalité des agences ANPE et des antennes Assedic soient redéployées sous l'enseigne Pôle emploi.
A cette échéance, tous les demandeurs d'emploi pourront effectuer leurs démarches dans un même lieu, auront un entretien unique d'inscription et seront suivis par un référent unique.
Ce dernier s'occupera à la fois du placement et de l'indemnisation des demandeurs d'emploi.

Pourquoi les syndicats appellent-ils à la grève ?

Alors même que le chômage est en pleine remontée, la naissance de ce "grand service public de l'emploi" suscite la crainte des syndicats, qui ont lancé un mot d'ordre de grève pour ce lundi. Leurs critiques portent notamment sur le manque de formation des 45 000 agents.
Les incertitudes portent également sur les salaires, les effectifs et les conditions de travail. Pour harmoniser les statuts des agents contractuels de l'Etat de l'ANPE et des agents de statut privé des Assedic, une convention collective doit être signée dans les mois à venir.
Les syndicats s'inquiètent notamment du risque d'une harmonisation par le bas des salaires plus élevés aux Assedic. La protection sociale, les retraites et les conditions d'embauche feront aussi l'objet de négociation.  
             
L'ANPEanpe.jpg
Créée en 1967, l'Agence Nationale Pour l'Emploi est un service public qui traite plusieurs millions d'offres d'emploi par an. L'ANPE emploie environ près de 30.000 agents contractuels de l'Etat, dans 824 agences. Ses missions sont la prospection des emplois disponibles, le placement des travailleurs, les opérations préalables aux formations, la participation à l'établissement des statistiques du marché de l'emploi.

L'Unedic et ses antennes ASSEDIClogo-Assedic.jpg
Créé en 1959, l'Unedic est l'organisme collecteur des cotisations chômage et il s'occupe d'indemniser les chômeurs. Les 14.000 agents Unedic/Assedic ont un statut de droit privé. Le grand public a rarement affaire à l'Unedic directement et s'adresse à l'une des 640 antennes Assedic. Contrairement à l'ANPE, l'Unedic tire ses ressources des cotisations payées par les entreprises et les salariés. L'Unedic est gérée par trois organisations patronales (Medef, UPA, CGPME) et cinq syndicats (CFDT, CFTC, CFE-CGC, FO, CGT).

Pour plus d’informations :
www.pole-emploi.fr
www.anpe.fr
www.assedic.fr
 

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