"Les associations en danger"
Selon une étude menée sur les «trajectoires associatives» par deux chercheurs, Viviane TCHERNONOG, chercheur au CNRS, et Jean-Pierre VERCAMER, associé chez Deloitte, une majorité d’associations se plaignent d'une dépendance trop forte à l'égard des pouvoirs publics qui sont à l'origine de 60 % de leurs ressources(1) . Et près des trois quarts d'entre elles disent rencontrer des problèmes financiers, sachant qu’elles pèsent près de 30 milliards d’euro chaque année sur les finances publiques.
Parmi les indicateurs de fragilité qu’elles mettent en avant, les suivants sont les plus récurrents :
o la baisse des subventions publiques (48 %),
o le manque ou le non renouvellement des bénévoles (37 %),
o le manque de visibilité à long terme (29 %)
o le poids des contraintes croissantes imposées par les pouvoirs publics (28 %).
On peut distinguer un total de cinq types d'associations, des plus au moins stables financièrement(2) :
- les fédérations et groupements d'associations (10 % en nombre), qui vivent de cotisations et ont pour mission d'animer des réseaux
- les associations institutionnelles de type santé-social (15 %), qui sont très professionnalisées, avec beaucoup d'emplois salariés, et qui vivent quasi exclusivement grâce aux ressources publiques
- les associations humanitaires (9 %), qui redoutent la baisse des dons et la fragilité du travail bénévole (pas assez de personnes, manque d'engagement et de formation, etc.)
- les associations bénévoles avec peu de salariés dans les secteurs du sport et des loisirs (33 %), qui sont fragilisées par l'éclatement de leurs ressources et par leur forte dépendance à l'égard des bénévoles
Les associations sont donc confrontées à de graves problèmes de financement qui les empêchent de fonctionner comme elles le souhaiteraient. Certaines sont donc en danger, ne pouvant s’autofinancer et ne comptant que sur l’aide de l’Etat qui se voit réduite considérablement.
(1) Source : http://www.maire-info.com/article.asp?PARAM2=PLUS¶m=6815
(2) Source : Edition du 27 Mars 2006, quotidien « Maire de France »
Article proposé par Grégoire ANTY et Jean-Baptiste CASTERAN, étudiants en SUP2


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