C’est en pleine crise des banlieues, en novembre 2005, que le président Chirac annonce la mise en place du service civil volontaire (SCV), en tablant sur la participation de 50 000 jeunes à l’horizon 2007. Le SCV voit le jour en mai 2006, dans le cadre de la loi sur l’égalité des chances.

Il s’adresse à tous les jeunes âgés de 16 à 25 ans, qui veulent s’engager pour une période de 6 à 24 mois, pour un minimum de 26 heures hebdomadaires, dans une mission collective d’intérêt général, en France ou à l’étranger.
Où ?
Toute structure qui poursuit ce type de mission ou qui œuvre pour l’insertion professionnelle peut solliciter l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (l’Acsé) afin d’obtenir l’agrément au titre du service civil et accueillir des volontaires. Associations, collectivités locales, établissements ou entreprises publiques peuvent ainsi en bénéficier, à partir du moment où elles garantissent trois obligations propres au dispositif : la mise en place d’un tuteur accompagnant le jeune, une formation aux valeurs civiques et un accompagnement à l’insertion professionnelle. 374 structures sont actuellement habilitées à recevoir des volontaires.
Qui ?
Aucun niveau d’étude spécifique n’est requis pour effectuer son service. Il suffit d’être âgé de 16 à 25 ans et de justifier d’au moins un an de résidence sur le territoire français, si vous êtes résidant de l’Union européenne. Les candidats ne peuvent exercer aucune autre activité indemnisée pendant la durée de leur volontariat, exception faite d’un nombre limité d’heures d’enseignement, ou la production d’œuvre littéraire, scientifique ou artistique. Les volontaires sont rémunérés jusqu’à environ 650 € par mois, selon les structures dans lesquelles ils sont accueillis.
Quel avenir ?
Avec notamment l’arrêt du service militaire, il fut question de rendre le dispositif obligatoire. Mais un premier bilan réalisé en août fait apparaître quelques difficultés. En presque deux années, seuls 4 000 jeunes ont effectué leur SCV. Un chiffre bien maigre par rapport aux ambitions affichées à l’époque de sa promulgation. Cela provient en partie du manque de ressources budgétaires allouées au dispositif, puisque les structures d’accueil bénéficient d’une aide importante du ministère de la jeunesse et des sports (900 € par volontaire). Mais aussi, car les 26 heures hebdomadaires sont difficilement compatibles avec les études. Selon une enquête de l’Agence pour le volontariat étudiant, 65 % des jeunes préféreraient un service de 10 à 15 heures par semaine. Face à ces difficultés, Nicolas Sarkozy a demandé à Luc Ferry de se pencher sur la question. L’ancien ministre vient de lui remettre un rapport dans lequel il préconise de pas rendre obligatoire le service. Bien que le SCV ne soit pas encore un dispositif complètement rôdé, il offre toutefois un espace aux jeunes qui souhaitent donner de leur temps pour s’engager tout en bénéficiant d’un accompagnement vers l’emploi.
http://www.lacse.fr


Laisser un commentaire